PRESSE ECRITE

Depuis le premier jour où j’ai commencé à travailler dans les médias (c’était au journal Libération, au tout début de la campagne présidentielle de 1988), je sais à quoi m’attendre : je suis en sursis ! Pas plus dangereux et menaçant que ça, simplement décalé.

Un jour que venait de paraître un roman policier qui décrivait une série de meurtres commis dans ses locaux, le personnel de Libération s’amusa à organiser une murder party interne, sur le thème : « Et vous, de qui vous débarrasseriez-vous en premier ? »

On vota à bulletins secrets, et alors même que je n’avais dans les lieux aucune responsabilité hiérarchique qui aurait pu entraîner un quelconque ressentiment, mon nom arriva en tête, avec celui des deux principaux dirigeants du journal.

Ce jour-là je compris que dans les médias qui ont la gentillesse de m’accueillir, j’ai quand même intérêt, comme les cow-boys dans les saloons, à m’asseoir près de la fenêtre en bas de laquelle m’attend mon cheval pour filer au plus vite si nécessaire.

Actuellement dans l’hebdomadaire La Vie : « J’aurais dû »

LaVieIls sont connus, estimés, souvent puissants, parfois craints. Mais quel regard portent-ils sur eux-mêmes ?

Cette chronique prend la forme d’un entretien avec une personnalité (politique, artistique, médiatique…), qui accepte de revenir sur les moments tournants de sa vie, y compris sur ceux qui suscitent en elle un sentiment de regret.

C’est toutes les semaines dans l’hebdomadaire La Vie.

Lire des exemples d’entretiens réalisés en cliquant ci-dessous sur le nom de l’invité :

Guy Bedos

François Bayrou

Près de cent autres sont publiés dans « Le divan et le confessional », livre publié par Desclée de Browser en septembre 2010)….

Le mot de La Vie sur « J’aurais dû »

People est entré depuis près de vingt ans dans la langue française, mais jamais ce mot n’a été aussi utilisé qu’aujourd’hui. Célèbres, aimés, souvent puissants, parfois craints, les people sont devenus le sujet privilégié, sinon unique, d’un grand nombre de médias. Mais pour autant, que connaît-on de leur vie sinon son enveloppe, son vernis, sa caricature ?

Avec 220 000 acheteurs réguliers, La Vie porte les valeurs chrétiennes qui ont nourri l’humanisme : la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, mais aussi bien l’attention et le respect à chacun dans sa singularité. A contre-courant de la fascination qu’engendre l’écume de la célébrité, notre hebdomadaire a donc décidé de créer un concept nouveau, où les people, cette fois, aideront à décrypter, à travers leur histoire personnelle, les interrogations de notre époque.

Chaque semaine, en effet, dans J’aurais dû, une personnalité (politique, artistique, médiatique) reviendra sur des moments de sa vie, qui suscitent en elle un sentiment de regret ou de faute, mais dont elle pense néanmoins qu’ils ont pu lui être utiles. C’est le concept désormais populaire de « résilience » qui, au coeur de cette initiative, doit démontrer, numéro après numéro, que les moments de doute, d’erreur, voire d’échec, peuvent être aussi bien porteurs de sens, en aidant celui qui les traverse à se reconstruire.

Un concept moral, certes, mais « antimoralisateur ». L’humain, l’émotion, la sincérité dévoilée avec humilité et tendresse, constitueront l’âme de cette chronique, qui a été confiée à Gérard Miller, interviewer reconnu pour ses talents d’observation, d’analyse, mais également d’humour.

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