PSYCHANALYSE

Personne n’entreprend une analyse par simple curiosité ou pour suivre la mode. Récuser les mensonges sur lesquels s’édifie la tranquillité du quotidien et déchiffrer l’oracle de sa destinée, chacun pressent qu’il faut le vouloir vraiment.

La psychanalyse n’est pas câline. On s’y allonge, mais pas pour se relaxer ou dormir. La vérité est trop incommode à supporter, quand on sait que le confort de la réalité est fondé sur sa méconnaissance. Contrairement à ce qu’écrivait Joubert dans ses Pensées, l’erreur repose, la vérité agite.

Et puis, rien ne garantit à l’avance au patient que de son désir, il a le goût. Rien ne lui dit qu’il se convient, qu’il est conforme, même imparfaitement, à son idéal. Son désir, la cure peut lui permettre de le tirer au clair, pas de le changer.

Les effets qu’on est en droit d’attendre d’une psychanalyse ne sont pas minces et méritent le détour, mais ce qu’on découvre de soi ne vous projette pas pour autant dans le registre de l’exaltation. Lacan n’avait pas tort de décourager ceux qui venaient à lui pour « mieux se connaître ». Cela ne suffit pas. Il faut que quelque chose cloche et handicape et intrigue pour tenir la rampe au fil des séances. Il faut aspirer à ce que change dans son existence quelque chose de crucial pour supporter d’entendre la petite musique que joue son inconscient.

Contrairement aux cures de cape et d’épée dont on fait parfois le récit, la découverte freudienne n’a rien à voir avec une épopée du narcissisme. Ni l’analyste, ni l’analysant ne sont des personnages de roman. C’est pour cela que la psychanalyse ne vaut le coup que pour ceux dont la vie est chienne, et qui veulent, d’un vouloir dont leur souffrance atteste, se repérer par rapport à ce qui les détermine.

Le Département de psychanalyse de l’Université Paris VIII

logo_paris8La vocation du département de Psychanalyse est de transmettre et d’accroître les savoirs qui sont issus de l’expérience analytique ou qui lui sont connexes.
En effet, le savoir freudien n’est pas réductible à un corps de doctrine clos et définitivement constitué. Fondé sur une expérience qui se répète à chaque cure dans sa singularité, ce savoir doit faire l’objet non d’une initiation, mais d’une transmission. Mais cette transmission n’a de prix qu’autant qu’elle permet d’éclairer et de promouvoir une clinique, c’est-à-dire de rencontrer un réel que d’autres savoirs (psychologique, philosophique, psychiatrique) évitent.
Ce réel auquel tout être parlant a affaire, Freud l’a rencontré dans ses cures, quand le sujet vient à y buter contre le roc de la castration. Mais il l’a aussi rencontré et saisi, par bouts, dans tout le champ de ce que nous appelons la culture. En quoi ce champ, pour peu que nous l’explorions en suivant les chemins qu’il a frayés, se constitue comme champ freudien, et autorise, requiert même, une approche clinique.
Ce qui ne signifie pas qu’il faille pathologiser la littérature, la peinture ou l’histoire. La recherche en psychanalyse n’est pas une psychanalyse appliquée. Elle ne vise pas, comme beaucoup l’ont cru et entrepris, à l’annexion impérialiste de disciplines ou de domaines étrangers. Rien d’ailleurs, en fait ni en droit, de ce que produit l’être parlant n’est étranger à un savoir qui s’origine dans une écoute. Tout, au contraire, lui est connexe. Et c’est à élucider ces connexions, à montrer comment se nouent ou se dénouent, dans des domaines apparemment hétérogènes, les chaînes d’une même logique du signifiant, que s’attache le département de Psychanalyse.
Le département de Psychanalyse est organisé en trois domaines :
– les Enseignements fondamentaux, dispensés dans les locaux de l’université à Saint-Denis et qui sont ouverts à tous les étudiants, voire à un large public d’auditeurs ;
– les Etudes approfondies, où sont préparés deux diplômes nationaux : le Master de Psychanalyse et le Doctorat de psychanalyse.
– la Section clinique de Paris-Saint-Denis, organisée dans le cadre de la Formation permanente de l’université, et qui contribue à la formation des psychanalystes, des psychiatres, des psychologues, et de tous les professionnels de la « santé mentale ».

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